After a long period of almost total absence from the arbitration scene, in-house counsel and other party representatives have played a growing role in ICC dispute resolution in recent years. Not only are numerous in-house counsel active members of ICC bodies such as the International Court of Arbitration and the Commission on Arbitration and ADR, but the importance of their involvement in making procedural decisions is now universally recognized. One of the most recent products of the Commission on Arbitration and ADR, entitled Effective Management of Arbitration, addresses the role of in-house counsel and other party representatives in tailoring the procedure to the parties' needs and the circumstances of the dispute. In this issue of the Bulletin, Karl Hennessee, Chairman of ICC's Governing Body for Dispute Resolution Services and himself a lawyer in a multinational corporation, describes the situation of in-house counsel and the value they can expect to draw from this new guide to making appropriate decisions when planning an arbitration.

As Mr Hennessee reminds us, the management of a dispute begins long before it comes before an arbitral tribunal. It is important not to overlook needs that may arise before reaching that stage. These include the availability of interim relief within the context of arbitration prior to the constitution of the arbitral tribunal. The introduction of Emergency Arbitrator Provisions in the 2012 ICC Arbitration Rules has broadened the scope of the arbitration services offered by ICC. Early experience of these new provisions is described and analysed in this issue by my colleague José Ricardo Feris and myself. It reveals that they have more than lived up to expectations and have filled a need among users.

One of the challenges - but also one of the rewards - of offering a global dispute resolution service as does ICC is that it juxtaposes contrasting attitudes and practices. This can be highly enriching, as illustrated by the extracts from ICC arbitral awards published in this Bulletin. They deal with the interpretation of contracts and show that arbitrators bring to this exercise diverse approaches - subjective, objective, contextual, teleological - and consider various principles and perspectives, such as good faith, reasonableness, intent, business rationale, contra proferentem and the four-corners rule. The nine awards included in this issue offer a panorama of examples from different settings, which may be instructive to both arbitrators called upon to interpret a contract and parties wishing to know how an arbitral tribunal is likely to approach the question. Other awards on the subject can be found in the ICC Dispute Resolution Library at www.iccdrl.com.

Finally, this issue also contains the 2013 Statistical Report, which provides a telling picture of the true breadth of ICC dispute resolution. Activity of such scope calls for an appropriate administrative structure. With several new appointments announced as this issue went to press, the International Court of Arbitration now has 142 members from 89 countries and independent territories, giving it a breadth of representation truly commensurate with the global mission it pursues.

Andrea Carlevaris

Secretary General

International Court of Arbitration

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Avant-propos

Après avoir été longtemps presque totalement absents de la scène de l'arbitrage, les juristes d'entreprise et autres représentants des parties ont joué ces dernières années un rôle croissant dans le règlement des différends de la CCI. Ils sont non seulement nombreux à siéger activement au sein d'organes de la CCI tels que la Cour internationale d'arbitrage et la Commission de l'arbitrage et ADR, mais l'importance de leur participation à la prise de décisions procédurales est maintenant universellement reconnue. L'une des dernières productions de la Commission de l'arbitrage et ADR, un guide intitulé Gestion efficace de l'arbitrage, traite du rôle des juristes d'entreprise et autres représentants des parties dans l'adaptation de la procédure aux besoins de ces dernières et aux circonstances du litige. Dans ce numéro du Bulletin, Karl Hennessee, président de l'instance dirigeante des services de règlement des différends de la CCI et lui-même avocat au sein d'une multinationale, décrit la situation des juristes d'entreprise et l'aide que ce nouveau guide peut leur apporter pour prendre des décisions appropriées lors de l'organisation d'un arbitrage.

Comme nous le rappelle M. Hennessee, la gestion d'un différend commence bien avant qu'il ne soit soumis à un tribunal arbitral. Il est important de ne pas négliger les besoins qui peuvent se manifester avant que l'on atteigne ce stade, qui comprennent notamment la possibilité d'obtenir des mesures provisoires dans le contexte de l'arbitrage avant la constitution du tribunal arbitral. L'introduction dans le Règlement d'arbitrage de 2012 des dispositions relatives à l'arbitre d'urgence a élargi le champ des services d'arbitrage proposés par la CCI. Le premier retour d'expérience de ces nouvelles dispositions est décrit et analysé dans le présent numéro par mon collègue José Ricardo Feris et moi-même. Il révèle qu'elles sont plus qu'à la hauteur des attentes et répondent à un besoin des utilisateurs.

L'un des défis ( mais aussi des mérites ( de l'offre de services mondiaux de règlement des différends tels que ceux la CCI est de juxtaposer des attitudes et des pratiques variées. Cela peut être extrêmement enrichissant, comme le montrent les extraits de sentences arbitrales de la CCI publiés dans ce Bulletin. Ils traitent de l'interprétation des contrats et mettent en évidence la diversité des approches ( subjective, objective, contextuelle, téléologique ( adoptées par les arbitres dans ce domaine, ainsi que les différents principes et points de vue considérés, tels que la bonne foi, le caractère raisonnable, l'intention, la logique commerciale, le principe contra proferentem et la règle des quatre coins. Les neuf sentences retenues dans ce numéro offrent un panorama d'exemples reflétant différents cas de figure qui peut être instructif aussi bien pour les arbitres appelés à interpréter des contrats que pour les parties souhaitant savoir comment un tribunal arbitral est susceptible d'aborder la question. D'autres sentences sur le sujet sont disponibles sur le site www.iccdrl.com de la Dispute Resolution Library de la CCI.

Ce numéro contient aussi le Rapport statistique de 2013, qui brosse un portrait éloquent de la portée effective des services de règlement des différends de la CCI. Une activité d'une telle ampleur exige une structure administrative appropriée. Avec plusieurs nouvelles nominations annoncées alors que ce numéro allait partir sous presse, la Cour internationale d'arbitrage compte maintenant 142 membres de 89 pays et territoires indépendants, ce qui lui confère une représentativité réellement proportionnée à la mission mondiale qui est la sienne.

Andrea Carlevaris

Secrétaire général

Cour internationale d'arbitrage

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Prefacio

Tras un largo período de ausencia casi total del escenario del arbitraje, los abogados de empresa y otros representantes de las partes han desempeñado un papel cada vez más importante en la resolución de controversias de la CCI en los últimos años. Además de haber muchos abogados de empresa que son miembros activos de órganos de la CCI como la Corte Internacional de Arbitraje y la Comisión de Arbitraje y ADR, en la actualidad se reconoce internacionalmente la importancia de su participación en la toma de decisiones de procedimiento. Una de las obras más recientes de la Comisión de Arbitraje y ADR, una guía titulada Conducción eficaz del arbitraje, trata el papel de los abogados de empresa y otros representantes de las partes en la adaptación del procedimiento a las necesidades de las partes y a las circunstancias de la disputa. En este número del Boletín, Karl Hennessee, presidente del órgano rector de los servicios de solución de controversias de la CCI, que también ejerce el cargo de abogado en una multinacional, describe la situación de los abogados de empresa y el provecho que les puede proporcionar esta nueva guía para tomar decisiones adecuadas al preparar un arbitraje.

Como nos lo recuerda el Sr. Hennessee, la conducción de una desavenencia comienza mucho antes de que se someta a un tribunal arbitral. Es esencial no pasar por alto las necesidades que pudieran surgir antes de alcanzar esta etapa; por ejemplo, la disponibilidad de medidas provisionales en el marco del arbitraje antes de la constitución del tribunal arbitral. La introducción de Disposiciones sobre el Árbitro de Emergencia en el Reglamento de Arbitraje de 2012 ha ampliado el campo de acción de los servicios de arbitraje de la CCI. Mi colega José Ricardo Feris y yo exponemos y analizamos en este número las primeras experiencias con las nuevas disposiciones. El análisis pone de manifiesto que estas han respondido con creces a las expectativas y han cubierto una necesidad de los usuarios.

Uno de los desafíos, pero también una de las recompensas, de ofrecer un servicio de solución de controversias global como el de la CCI es que este yuxtapone actitudes y prácticas divergentes. Esto puede resultar muy enriquecedor, como demuestran los extractos de laudos arbitrales de la CCI publicados en esta edición. Los extractos abordan la interpretación de los contratos y muestran que los árbitros aportan a este ejercicio diversos enfoques (subjetivo, objetivo, contextual y teleológico) y consideran diferentes principios y perspectivas, como la buena fe, la razonabilidad, la intención, el propósito subyacente del negocio, el contra proferentem y la regla de las cuatro esquinas. Los nueve laudos incluidos en este número ofrecen un abanico de ejemplos de diferentes situaciones que pueden ser instructivos tanto para los árbitros llamados a interpretar un contrato como para las partes que desean saber cómo el tribunal arbitral podría abordar el asunto. En el sitio de la biblioteca Dispute Resolution Library de la CCI (www.iccdrl.com) se encuentran otros laudos sobre este tema.

Por último, este número también contiene el Informe estadístico de 2013, que ilustra claramente la verdadera amplitud de la resolución de controversias de la CCI. La actividad generada por tal alcance requiere una estructura administrativa adecuada. Con diversos nuevos nombramientos anunciados al cierre de este número, la Corte Internacional de Arbitraje ahora cuenta con 142 miembros de 89 países y territorios independientes, lo que le confiere una extensa representación realmente a la altura de la misión global que se ha planteado.

Andrea Carlevaris

Secretario General

Corte Internacional de Arbitraje